Noel et Pablo

les filles de Terpsichore
à Noel Strazza

Les filles de Terpsichore sont aussi filles d'Éole
et dansent comme le vent.
Dans l'espace réservé au couple, sur la piste,
elles s'animent ,
se déplacent librement.

Les filles de Terpsichore
font l'offrande de leur art en dansant.

L'observateur réjoui goûte ce spectacle,
mais l'essentiel, cependant,
reste invisible à ses yeux.

Privilège réservé au couple enlacé,
le Tango
est un secret silencieux,
une confidence intime,
un coeur à coeur
fébrile.  


Les filles d'Éole
touchent
avec  délicatesse
les cordes sensibles
d'une harpe
mystérieuse.

La Musique s'élève,
et fait entendre son chant profond.

L'Harmonie soude les partenaires.

Progressivement,
une fenêtre  s'ouvre, grandit,
tant et telle
qu'elle dévore la maison entière.

Unis, ils se trouvent  seuls,
à contempler l'infini.

Les filles de Terpsichore
comblent  les danseurs inspirés,
 ceux qui  savent
se donner corps et âme
sans frein,
sans limites
et se pressent
sur leur coeur attendri.

                                                                       Richard Sagala
 

 "Le chanteur entend  sa voix.
Le peintre voit son tableau.
Le poète lit ses vers.
Le musicien écoute.

Le danseur ne crée rien en dehors de lui.
Rien qu'il puisse se mettre sous les sens
pour se satisfaire ou
tout au moins se calmer.
Le danseur ne crée que lui-même.
Le  sage danse.
Mais la danse est la plus efficace manière
de créer le sage."


Ce texte du danseur français
George Pomiès
m'a incité à rendre hommage aux danseuses
qui m'ont fait don de leur art.


                                                                                   Photo: John Winiarz
 
  En guise de remerciement,
je souhaiterais leur rendre hommage,

et en représenter certaines.....
Voici douze portraits:

 
 

à Noel (Buenos Aires/Montréal)

à Tilla (Frankfürt)

à Josée (Zutphen/Pays Bas)

à Mary Ellen (Boston)

à Ioana (Bucarest/Montréal)

à Maria (Montréal)

à Erin (Ottawa)

à Stéphanie (Paris)

à Caroline (San Francisco)

à Carina (Berlin/NYC)

à Brigitta (Berlin/NYC)

à Mariana (Buenos Aires/NYC)

cliquez sur le tableau pour entendre l'harmonie mystérieuse...

  "...et pensif, j'écoutais ces harpes de l'éther,
 perdu dans cette voix comme dans une mer."

                                                        Victor Hugo

                                                (feuilles d'automne)


Terpsichore, Jean Marc Nattier, French ,1685-1766


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